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Activité
Confidentiel
Région d'origine du Portugal
Leiria

Son annonce

Version courte (Si tu n’as pas le temps):

Jeune fille recherche partage avec des gens de sa communauté…
N’hésitez pas m’écrire ou à me laisser votre mail.


Version Longue :

La région parisienne regorge d’une communauté portugaise importante. Des personnes, toutes différentes , certains plus visibles que d’autres, mais pour la plupart, des gens charmants, intéressants, amoureux du Portugal, prêt à défendre leurs cultures et soucieux de donner une bonne image des Portugais.
Bien sûr il y aura toujours des gens qui manifesteront leurs appartenances à cette communauté de manières différentes, mais on doit respecter la façon de chacun de la défendre.
Même si parfois certaines attitudes donnent une mauvaise et fausse image de la communauté portugaise.

Il y aura toujours les adeptes du tunning, ceux qui accrochent des petits drapeaux sur leurs rétros, ceux qui disent adorer le Portugal et qui ne connaissent que le village de leurs parents, des jeunes adeptes du caleçon rouge et vert, mais c’est peut-être toutes ces différences qui font le charme de cette communauté.

Au fond chacun fais comme bon lui semble, du moment qu’il a conscience que lorsqu’il s’affiche avec un signe distinctif du Portugal, il ne parle plus uniquement en son nom, mais c’est toute une communauté qu’il représente.

En fait, si je suis si soucieuse de cette image, c’est pour nos parents qui ont été enfermés par des préjugés et qui n’ont jamais vraiment su se défendre face à des idées reçues débiles.

Je ne renierais jamais les origines paysannes de ma famille.
Je n'oublierais jamais que mes parents ont essuyé les tirs des carabiniers espagnoles pour passé la frontière et que beaucoup d’entre eux, y ont laissés leurs vies.
Je n’oublierais jamais que mon arrière grand père est venu défendre la France en 14-18 et qu’il repose en paix à Verdun.
Dans ma mémoire restera gravé pour toujours, que mes parents ont vécue comme des animaux, parqués dans des bidons villes, ce qui ne les as jamais empêchés de trimer comme des fous sans jamais se plaindre et de la manière la plus honnêtes qui soit, pour nous donner un autre avenir.

Et c'est bien pour toutes ces raisons que j’aimerais que les choses changent. Pour nos parents, pour leurs souvenirs qu'ils ont du mal à partager, qu’ils balayent d’un geste en disant « ce n’était rien, on était heureux le dimanche » et pour ce qu'ils ont traversé.

C’est en pensant à eux que j’aimerais que les choses évoluent.
Car nous les enfants d'immigrés, on a eu ce dont beaucoup d'enfants restés dans les villages portugais rêvaient.
Nos parents se sont sacrifiés pour nous donner toutes les chances possibles, ils ont tout abandonné et plus que travaillés pour nous offrir ce qu'ils pensaient être une vie meilleure.
En république Française, leurs enfants ont eu la possibilité d'aller à l'école, à l'université, d'apprendre la musique, de vivre une double culture, d'avoir les moyens d'aller plus loin.
Ensuite, s’ils ont su saisir ou pas toutes ces chances, c'est leurs vies.

C’est pour eux que j’ai mal quand j’entends des mots déplacés parce que l’un de leurs enfants fait le mariole en criant Poortugalllll.
C’est par respect pour leurs histoires que j’aimerais que tous participent à balayer des préjugés débiles qui s’échappent de la bouche d’un crétin inculte.
Car nos parents, ils n’ont pas eu le temps ou pas les armes pour bien se défendre.
Et c'est pour cette génération que cela me blèsse.
Quand je vois comment les Portugais, encore en 2007, considèrent avec mépris leurs millions d'émigrés ! Sans jamais les avoirs remerciés de tous ce qu'ils ont fait et apporté à leur nation.

N'oublions jamais que leur contribution économique (sans parler de la contribution culturelle) a été vital pour le pays.
Mais malheureusement elle reste encore souvent sous silence.
4 millions de portugais qui ont économisé chacun de leurs sous dans les banques portugaises, construit des maisons, envoyé de l’argent au pays, sans parler des commerces qu’ils font vivre pendant leurs vacances. Combien de Portugais resté au pays qui ont survécus grâce à eux ou fait richesse sur leurs dos, sans même un merci.

Toute cette génération de sacrifié n'a jamais eu droit, que se soit au Portugal ou en France, à la considération qu'ils méritent.
Ils ont souffert toute leur vie de préjugés, parfois il est vrai, fondés mais souvent exagérés, car mal interprété ou alors causé par des cas isolés qui ont sali toute une communauté.

Si je suis ce que je suis aujourd'hui c'est en grande partie grâce à leurs sacrifices. Comme la plupart des enfants de cette génération.
Par conséquent, je rêve qu'avant que nos parents ne partent, qu'ils puissent assister de leurs propres yeux à la considération et au respect qu'ils méritent.
Parce qu’ils méritent bien plus qu’un « Ah ce sont des bons travailleurs les Portugais » ou qu’un « Eh pa, ja estao ca os immigrantes ».

Mais je suis bien consciente que ce ne seront pas eux qui la réclameront, seuls leurs enfants pourront le faire pour eux.

En résumé, je ne veux pas avoir de préjugé, chacun fait comme il veut et qu'ils fassent du tunning s’ils aiment ça ( c'est d'ailleurs peut être une tradition familiale, ce sont peut être les enfants des mêmes immigrés qui arrivaient dans leurs villages avec les grosses BM) ou qu'ils accrochent des drapeaux à leurs retros, du moment qu'ils vivent en respectant les autres. Après tout, c'est leurs choix. S’ils pensent que ça fait évoluer les choses…

Au nom du profond respect pour toute cette génération, ne laisser jamais passer un seul préjugé à leurs égards…
Pour leurs mémoires ne laisser jamais quelqu’un dénigrés leurs sacrifices…
En leurs noms, soyez fières de votre culture, et pour cela, la seule véritable arme c’est de bien la connaître.
Pour pouvoir un jour la transmette à vos enfants, pour qu’ils n’oublient jamais le chemin parcouru par leurs grands parents : Celui de la génération sacrifiée.

Et c’est pour cela que je suis sur ce site, pour rencontrer des personnes de ma communauté afin de partager notre culture et mieux la défendre et sans oublier également d’enrichir notre double culture.

Si tu veux partager toutes ces choses qui te tiennent à cœur, musiques, coin sympa de ta région, anecdote de l’histoire portugaise, des plats, des concerts, des rendez vous à ne pas manquer…

Je serais ravis de le faire avec toi, de te rencontrer ou de te lire et de faire partager à travers cette annonce la richesse de chacun de nous.



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Voilà des petites choses à partager :

+ À lire :
Eça de Queiroz, Fernando Pessoa, José Saramago, Luís de Camões, Wenceslau de Moraes, Jorge de Sena , Antonio Lobo Antunes, José Rodrigues Miguéis

+ À écouter :
Variété : Sergio godinho, jorge palma, zeca afonso, rui veloso,

Rock, pop : Irmaos catita, Clà, pedro abrunhosa, the gift, rodrigo leao, toranja, sile, xutos e pontapés, silence for, David Fonseca,

Hip-Hop : mundo secreto, Mind da Gap, Cool Hipnoise, Da Weasel, boss ac, gutto, expensive soul, sp & wilson, sam the kid, factos reais, missao a cumprir, xeg, regula , Lharissa, tekilla, raptor, dealema, chullage, kosmikilla, mundo complexo, sir scratch.

Autres :
Filipe Monteiro, Helder rei do Kuduro,

Et la musique « celtique » d’Os gaiteiros de Lisboa, pour ne pas oublier que le Portugal, Appelé durant l'Antiquité Lusitanie, fut peuplé de Celtes et d'Ibères.

Sans oublier bien évidemment le Fado :
En quelques mots, Le fado est probablement apparu vers les années 1820 ou 1840 au Portugal, mais ses origines précises sont incertaines. Selon certains, il serait apparu à partir du fado marin, un chant entonné par les marins portugais. Pour d'autres, il serait la synthèse de genres musicaux brésiliens très en vogue à Lisbonne. On distingue Le fado de Lisbonne, Le genre est originaire des quartiers populaires de Lisbonne (Alfama, Castelo, Mouraria, Bairro Alto, Madragoa) et le Fado traditionnel de Coimbra, lié aux traditions académiques de l'université de Coimbra, et il y a aussi as Tunas, un ensemble de chanteurs et des musiciens vêtus de noir et des couleurs de leurs universités.
Des "TUNAS" il y en a dans toutes les Universités portugaises.

Quelques artistes de fado:
Alfredo Duarte Marceneiro, Amália Rodrigues, Tristão da Silva, Carlos do Carmo, Camané,Carlos Paredes, Lucília do Carmo, et Kátia Guerreiro, Cristina Branco, Madredeus, Mariza, Mísia, Dulce Pontes, Paulo bragança, pour les plus récents.

+ Cinéma :
Manoel de Oliveira (Le doyen de tout les cinéastes au monde), João Botelho, Maria de Medeiros, João César Monteiro, José Álvaro Morais, António Reis, Lauro António, José Leitão de Barros, José Fonseca e Costa, Pedro Costa, João Mário Grilo, Manuel Gumarães, Joaquim Leitão, António de Macedo, João César Monteiro, António-Pedro Vasconcellos, Leonel Vieira, Teresa Villaverde (que j’adore).

+ À voir au Portugal:
Les empreintes de l'art et de l'histoire portugaise apparaissent un peu partout, témoins d'un passé glorieux préservé grâce aux nombreux monuments :
Vestiges de l'art romain - le temple de Diane à Évora
Exemples de l'art gothique - monastère de Batalha ;
Expressions de la Renaissance - le couvent du Christ à Tomar
Illustrations du baroque la Tour des Clérigos, ex-libris de la ville de Porto.
Mais c'est dans le style «manuelin » que le Portugal a trouvé un style qui lui est très propre et qui traduit la passion portugaise pour les choses de la mer. Le monument représentatif du style manuélin est le monastère des Hiéronymites, l'un des monuments religieux les plus notoires où se trouvent les tombeaux de Luís de Camões et de Vasco de Gama.

Pour la période moderne:
Après avoir passé l'un des deux magnifiques ponts de Lisbonne, (Celui du 25 d'abril ou Vasco de Gama) n'oublier pas de faire un tour o l'Oceanarium, même si il n'est plus le plus grand d'Europe, il reste l'aquarium le plus original. Construit à l'occasion de l'Expo 98, ça vaut le détour.

+ Des trucs à savoir:

-Si vous êtes en Angleterre, n’oublier pas de leurs rappeler que s’ils boivent du thé, c’est grâce au Portugais. C’est la Reine de Bragança, qui apporta cette coutume en Angleterre.
D’ailleurs à New York, le quartier du Queens, a été appelé comme ça pour lui rendre hommage.

-Le Portugal est le plus vieille Etats-nation d’Europe, qui datte de 1139, (350 avant l’Espagne)

-Au quinzième siècle, les Portugais inventèrent la Caravelle, et de nombreux instruments de navigation, qui ont permis au Portugais et aux Espagnoles de partir à la découverte du monde.

-Les mots français d’origine portugaise : acajou, ananas, banane, baroque, caramel, caravelle, coco, iguane, jaguar, jonque, mangue, mousson, nègre, pagode, paillote, sargasse, toucan, véranda, zèbre.

- les termes de navigation "bomborde" et "estiborde" (gauche et droite) viennent aussi du portugais. Quand on descendait la côte africaine, le "bon bord" était où il y avait de la terre (l'Afrique) l'autre était le "borde extérieur"

+ De bons moments:
La vallée do Douro et son bon vin, o Geres et ses paysages, Os Pauliteiros de Tras os montes, Uma sopa Dorada a Viana do Castelo, chateau de Don Aphonso Henriques à Guimaraes. Se taper toutes les marches de Bom Jesus, A casa Oriental (magasin de morue) a Porto, la musique das tunas de Coimbra, la Plage de Sao Pedro de Moel, déguster des Traveseiros a Sintra, A Festa de Sao Antonio a Lisbonne, Le marché au Poisson de Setubal, les chevaux du ribatejo, Le temple d’Evora, La vue de Monsaraz,Les chants des groupes d’hommes de L’Alentejo, les couleurs de Lagos,L’île de Tavira, As Furnas des Açores et le pain de madère…

Et tant d’autres choses…

C’est à toi maintenant, si tu veux rajouter des choses qui te tiennent à coeur…

Bisous,
Andrea.



PS : Désolé pour les fautes ou les moments ou je m’emporte un peu trop, mais quand c’est le cœur qui parle, on en oublie parfois la raison.
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